Entretien chaudière obligatoire à Paris : que dit la loi, et qui paie ?
Entretien chaudière obligatoire : oui, une fois par année civile, pour toute chaudière gaz, fioul, bois ou charbon de 4 à 400 kW. Pour une chaudière individuelle, c’est l’occupant qui la fait entretenir, sauf clause contraire du bail ; pour une chaudière collective, le propriétaire de l’immeuble ou le syndicat des copropriétaires. L’attestation suit dans les 15 jours.
Mis à jour le , par BUILDING PRO
Transparence de A à Z : prix annoncé avant chaque intervention, devis écrit et gratuit avant tout travaux, pas de surprise sur la facture.
Entretien chaudière obligatoire : quels appareils, à quel rythme ?
Les chaudières qui brûlent du gaz, du fioul, du bois, du charbon ou plusieurs combustibles, de 4 à 400 kW de puissance : une visite par année civile.
Les règles figurent aux articles R. 224-41-4 à R. 224-41-9 du Code de l’environnement, créés par le décret n° 2009-649 du 9 juin 2009. Seul l’article sur le contenu de la visite a changé depuis, avec le décret n° 2020-912, pris le 28 juillet 2020. Les détails techniques relèvent de l’arrêté du 15 septembre 2009, modifié en 2020 et en 2022.
Année civile, pas date anniversaire. Une visite faite en novembre 2026 vaut pour 2026 ; la suivante doit avoir lieu en 2027, au plus tard le 31 décembre. Pour une chaudière neuve, la première visite intervient au plus tard l’année civile suivant sa pose.
Qui peut la faire. Un professionnel qui remplit les conditions de qualification de l’article 16 de la loi n° 96-603 du 5 juillet 1996. Une chaudière électrique, qui ne brûle aucun combustible, sort de ce champ.
Ce que comprend la visite. Depuis le 30 juillet 2020, l’article R. 224-41-6 y inclut l’évaluation du rendement et, sauf si rien n’a changé, celle du dimensionnement de la chaudière. L’arrêté y ajoute la mesure du monoxyde de carbone et, pour les chaudières gaz ou fioul de moins de 70 kW, l’indication de leur classe énergétique.
Le prix vous est annoncé au téléphone, avant chaque intervention.
Qui paie l’entretien : locataire, propriétaire ou syndic ?
Le Code désigne qui fait faire l’entretien ; le bail et la nature de la chaudière déterminent ensuite qui le règle.
L’article R. 224-41-5 confie l’entretien d’une chaudière individuelle à l’occupant, sauf stipulation contraire du bail, et celui d’une chaudière collective au propriétaire ou au syndicat des copropriétaires de l’immeuble.
| Situation | Qui fait faire l’entretien | Qui paie, et comment |
|---|---|---|
| Propriétaire occupant, chaudière individuelle | Le propriétaire | Lui-même, directement |
| Locataire, chaudière individuelle | Le locataire, qui choisit un chauffagiste qualifié | Le locataire, sauf clause contraire du bail |
| Bail qui confie l’entretien au bailleur | Le bailleur, qui peut alors choisir le chauffagiste | Selon les termes du bail : lisez la clause |
| Chaudière collective en copropriété | Le syndicat des copropriétaires, par le syndic | Les copropriétaires, dans les charges ; l’entretien courant est récupérable sur le locataire |
| Immeuble d’un seul propriétaire, chaudière collective | Le propriétaire de l’immeuble | Lui, qui récupère l’entretien courant dans les charges locatives |
Le décret n° 87-713 range dans l’entretien courant du chauffage collectif, entre autres, le nettoyage des gicleurs et des filtres des brûleurs, le réglage des vannes et la conduite du chauffage. En fin de bail, si l’attestation manque, le bailleur peut déduire du dépôt de garantie ce que l’entretien aurait coûté, indique service-public.
Que contient l’attestation d’entretien, et combien de temps la garder ?
Le professionnel la rédige au plus tard 15 jours après sa visite ; vous la conservez au moins 2 ans, pour la présenter aux agents de contrôle qui la demanderaient.
L’annexe 5 de l’arrêté du 15 septembre 2009 en fixe le contenu minimal : une attestation par chaudière, rédigée par la personne qui a fait la visite, et impossible à confondre avec un autre document. Elle peut vous être remise sous forme dématérialisée.
- Les parties : vous, l’adresse et le local de la chaudière ; le nom, les coordonnées et la signature du technicien, avec la date de visite.
- L’appareil : marque, modèle, énergie, mode d’évacuation des fumées, puissance, date de mise en service et, si possible, numéro de série ; les dates du dernier entretien et du dernier ramonage, quand elles sont connues.
- Les contrôles : les points vérifiés, les appareils de mesure utilisés et leurs résultats.
- Le monoxyde de carbone : une phrase type selon la teneur mesurée, de « La situation est normale » sous 10 ppm à l’annonce d’un danger grave et imminent à partir de 50 ppm.
- La performance : rendement, émissions de polluants, classe énergétique et solutions de remplacement possibles.
- Les conseils sur l’usage de l’installation et les améliorations utiles.
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Que risque-t-on sans entretien de la chaudière ?
Pas d’amende : la réglementation ne prévoit pas de sanction. Les vrais risques sont ailleurs : l’intoxication, l’assurance et, en location, le dépôt de garantie.
Pour la santé. Une chaudière mal réglée peut produire du monoxyde de carbone, un gaz qu’on ne voit ni ne sent. Santé publique France recense chaque année environ 3 000 intoxications accidentelles, dont une centaine mortelles, et recommande de faire vérifier chaudières, chauffe-eau et conduits au moins une fois par an par un professionnel qualifié. Les réflexes d’urgence figurent dans notre article sur la chaudière en sécurité.
Pour l’assurance. Service-public le rappelle : en cas d’accident avec une chaudière mal entretenue, l’assureur peut refuser de vous indemniser. Classez donc vos attestations.
Si la mesure est mauvaise. Entre 10 et 50 ppm de monoxyde de carbone, l’arrêté impose de rechercher la cause du côté du tirage et de la ventilation. À 50 ppm ou plus, l’usager doit garder la chaudière à l’arrêt jusqu’à sa remise en service dans des conditions normales.
Et la pompe à chaleur : quel entretien est obligatoire ?
Un passage tous les deux ans au maximum : pour une pompe à chaleur ou une climatisation de 4 à 70 kW, l’article R. 224-44-3 du Code de l’environnement interdit de laisser s’écouler plus de 2 ans entre deux visites.
Ces règles s’appliquent depuis le 30 juillet 2020. Le partage des rôles reste celui des chaudières, la première visite a lieu au plus tard 2 ans après la pose, et une attestation suit chaque visite. Les chauffe-eau thermodynamiques qui ne produisent que l’eau chaude d’un seul logement échappent à cette obligation.
La visite comprend un contrôle d’étanchéité du circuit de fluide frigorigène, sauf pour les appareils déjà soumis aux contrôles du règlement européen sur les gaz fluorés. Chez BUILDING PRO, ce sont des partenaires détenteurs de l’attestation de capacité qui interviennent sur ce fluide. Pour choisir entre les deux systèmes, voyez notre comparatif pompe à chaleur ou chaudière ; pour un climatiseur, notre article sur l’entretien de la climatisation.
Le prix vous est annoncé au téléphone, avant chaque intervention.
Locataire ou propriétaire : les bons réflexes, de l’entrée à la sortie
Quatre moments où l’attestation compte : l’arrivée dans le logement, la visite annuelle, la panne et le départ.
- À l’entrée, demandez la dernière attestation ; si personne ne peut la fournir, programmez une visite sans attendre.
- Chaque année, prenez rendez-vous avant l’hiver et classez l’attestation avec votre bail ou vos papiers d’assurance.
- En cas de panne, les petites pièces des appareils à gaz relèvent du locataire, l’usure de la chaudière du propriétaire.
- Au départ, remettez la dernière attestation au bailleur avec les clés.
Chez BUILDING PRO, à Paris 15 et alentour, l’entretien d’une chaudière gaz revient à 165 à 275 €, déplacement compris ; le prix exact dépend de l’appareil et vous est donné au téléphone. Prenez rendez-vous depuis notre page entretien de chaudière gaz.
Sources
Code de l’environnement, arrêtés et fiches officielles utilisés pour cet article.
- Code de l’environnement, articles R224-41-4 à R224-41-9 : version en vigueur au 2 novembre 2026 ; R224-41-6 modifié le 30 juillet 2020
- Code de l’environnement, articles R224-42 à R224-44-5 : version en vigueur au 2 novembre 2026, depuis le 30 juillet 2020
- Arrêté du 15 septembre 2009 sur l’entretien annuel des chaudières : article 3 et annexe 5 ; modifié en 2020 et en 2022
- Service-public.gouv.fr, entretien annuel de la chaudière : vérifiée le 19 mai 2025
- Ministère de la Transition écologique, entretien des systèmes de chauffage et de climatisation : mise à jour du 14 décembre 2022
- Décret n° 87-713 du 26 août 1987, charges récupérables : annexe, partie II : chauffage collectif
- Décret n° 2023-641 du 20 juillet 2023, appareils à combustion : en vigueur depuis le 1er octobre 2023
- Santé publique France, intoxications au monoxyde de carbone : communiqué du 26 novembre 2025
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Entretien obligatoire : vos questions
Une chaudière électrique doit-elle être entretenue chaque année ?
Pas au titre de cette obligation : l’article R. 224-41-4 du Code de l’environnement ne vise que les chaudières alimentées par un combustible gazeux, liquide ou solide. Une chaudière électrique ne rejette pas de fumées ; suivez simplement les conseils d’entretien de sa notice.
Le propriétaire peut-il imposer son chauffagiste au locataire ?
Seulement si le bail le prévoit : service-public indique que le bail peut confier au bailleur le choix du chauffagiste. À défaut, le locataire choisit librement un professionnel qualifié, pourvu qu’il puisse présenter son attestation chaque année.
Faut-il respecter 12 mois entre deux entretiens ?
Non. La règle porte sur l’année civile : un entretien en janvier, puis le suivant en décembre de l’année d’après, reste conforme. Pour une pompe à chaleur, c’est différent : deux visites ne doivent jamais être séparées de plus de 2 ans.
Un chauffe-eau au gaz doit-il aussi être entretenu ?
Oui. Depuis le 1er octobre 2023, le Code de la santé publique impose d’entretenir au moins tous les 12 mois les appareils de production d’eau chaude à combustion, avec une attestation établie dans les 15 jours ouvrés et gardée 2 ans. Les chaudières, elles, restent régies par le Code de l’environnement.
L’entretien d’une chaudière collective suit-il la même règle ?
Oui, de 4 à 400 kW : une visite par année civile, à l’initiative du propriétaire ou du syndicat des copropriétaires. Au-delà de 400 kW, d’autres règles s’appliquent : un contrôle périodique par un organisme accrédité, tous les 2 ou 3 ans selon la puissance.
Pour aller plus loin
L’entretien de cette année est-il fait ?
Appelez le 06 44 66 21 23 : l’entretien d’une chaudière gaz coûte de 165 à 275 €, déplacement compris, et l’attestation suit dans les 15 jours.
Appeler BUILDING PRO au 06 44 66 21 23Ou envoyez une photo par SMS au 06 44 66 21 23.
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